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 i have died everyday waiting for you ◊ zachary.

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Mirella Jones
≈ IF WE WERE MAGIC, WE WOULDN'T BE SO YOUNG AND TRAGIC.
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MessageSujet: i have died everyday waiting for you ◊ zachary.    Ven 1 Nov - 15:03


"and all along I believed I would find you,
time has brought your heart to me."

© SHAILENEWOODLEYDAILY+UNKNOWN // CHRISTINA PERRI.

Lorsqu'elle avait croisé son regard à l'autre bout de la pièce, son coeur - ce traitre impitoyable - n'avait pas manqué un battement, mais plusieurs. Frappée de plein fouet par cette apparition quasi fantomatique, Mirella était restée dans l'incapacité de bouger. Quatre ans. Quatre longues années sans le voir, le toucher, lui parler. Sans aucune nouvelles. Et pourtant, il se tenait là à sa portée, mais dès lors que ses paupières s'étaient refermées, il avait disparu - une fois encore, tant et si bien qu'elle avait cru rêver. Dans les mois qui avaient suivi son départ précipité, elle n'avait jamais cessé d'attendre - en vain -, et chaque moment dans l'ignorance s'était écoulé comme une éternité. Un véritable cauchemar, qu'elle avait surmonté du mieux qu'elle pouvait et pas nécessairement de la manière la plus glorieuse qui soit. Mais que pouvait-elle bien faire d'autre ? D'une certaine façon, elle avait bâti son monde autour de lui, qu'était-elle donc supposée faire lorsqu'il s'était évaporé dans la nature ? Où pouvait-elle bien aller avec son existence réduite en poussière et en atomes ? Sans pour autant se laisser mourir - ce n'était pas dans ses gênes -, elle avait continué sa routine habituelle : trainer en ville, faire à manger, s'occuper de sa jumelle, travailler à des heures improbables, et parfois terminer dans les bras d'un autre homme. Toutefois, la jeune troublée avait été là sans l'être, coincée ailleurs où le ciel était bleu, et où une route qu'elle ne connaissait pas lui tendait les bras. Si encore, il avait eu la bonne idée de partir sans un mot, mais surtout sans retranscrire entre les lignes ce qu'il n'avait pas été capable de lui dire en face, tout aurait été bien plus simple. Maudit Zachary pouvait il être pensa t-elle en son fort intérieur, tandis que la consonance de son prénom sur sa langue, laissait une empreinte amère dans sa bouche. Malheureusement pour eux, il était trop tard désormais pour les regrets, et le passé ne méritait pas qu'on daigne le remuer davantage, elle s'en était fait le serment.

La surprise avait donc été de taille lorsqu'elle était rentrée chez elle le soir même à une heure tardive, en trouvant une note chiffonnée sur sa couverture. Nul doute était possible, il s'était introduit dans sa chambre afin de lui faire parvenir un message, mais dans quel but ? Pendant plusieurs minutes, elle avait lutté avec sa conscience, partagée entre l'envie de le lire, et de le jeter à la poubelle. Le rapporter à Nerina pour obtenir conseil eut été inutile, elle connaissait déjà sa réponse sans équivoque : il fallait le bazarder. Sans réellement le connaitre, sa soeur avait appris à le détester avec elle, en constatant les dommages collatéraux qu'il avait engendré. Hélas, la curiosité avait été trop forte, et presque naturellement un sourire avait naquît aux coins de ses lèvres alors qu'elle distinguait l'écriture familière de son meilleur ami tout sauf appliquée. En dépit de ce que son geste avait entrainé, Mirella semblait incapable de lui en vouloir, et le pull - son pull - qu'elle portait présentement en était la preuve irréfutable : il lui manquait plus qu'elle ne le détestait. Ni une ni deux, et dans un silence religieux, elle s'échappa par la fenêtre, pressée de se rendre à ce rendez vous qu'il lui avait fixé. Elle avait besoin de comprendre, qu'il lui explique pourquoi. Pourquoi l'avait il abandonné ? Pourquoi un comportement si étrange ? Elle pouvait tout emmagasiner à l’exception de son rejet et de son ignorance. Le reste était superflu, et quand bien même l'explication tenait au fait qu'il était troublé, cela ne justifiait en rien sa fuite. N'était elle pas elle aussi une de ces parias sur laquelle on avait dessiné une cible ? S'échapper était faire preuve de faiblesse. Toutefois par dessus tout, ce n'était pas ces éclaircissements hypothétiques qui guidaient ses pas illuminés par la faible pâleur de l'astre blanc, car ce qui faisait battre son palpitant avec force contre sa poitrine relevait d'une toute autre nature. Elle voulait s'intoxiquer de sa présence. Encore une ruelle, et son vœu serait exaucé.

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Zachary Harris
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MessageSujet: Re: i have died everyday waiting for you ◊ zachary.    Ven 1 Nov - 23:58

Quatre ans. Quarante huit mois. Mille quatre cent soixante jours. Trente cinq mille soixante trois heures. Les chiffres ne pouvaient jamais mentir, et même si on luttait toutes ses forces pour aller à leur encontre, on se retrouvait dans une impasse. C'était la raison pour laquelle Zachary avait toujours aimé les mathématiques, et pourquoi il avait toujours détesté les livres, et ces tissus de mensonges qui comparait l'amour aux saisons, ou à des mers sombres. Tout ça, c'était des foutaises. Les chiffres ne trompaient pas : chaque seconde qui l'avait séparé de Haven et surtout de Mirella avait rendu sa vie plus sombre, douloureuse et étouffante. Personne ne peut survivre à mille quatre cent soixante jours de torture, et c'est pour ça, dans un geste désespéré il avait craqué, et avait brisé beaucoup de promesses qu'il avait faite et qu'il s'était faite.

Il tremblait. D'impatience bien sûr, mais aussi de stress car il n'était pas revenu à Haven depuis qu'il s'était sauvé et surtout depuis l'incident. L'incident. Il l'appelait comme ça dans sa tête, en espérant minimiser le fait qu'à cause de lui un homme avait perdu la vie. Non Zach, s'ordonna-t-il mentalement en secouant sa tignasse blonde, ne pense pas à ça maintenant. Au dessus de sa tête, l'ampoule du lampadaire commença à tressauter légèrement, signe qu'il surchauffait légèrement. Finalement, il arrêta de faire les cent pas et bloqua son dos tendu contre le mur de briques rouges, fourrant ses mains dans ses poches. Il ferma les yeux et tenta de se rappeler le visage de Mirella la dernière fois qu'il l'avait vu. Cette image, il s'y était tellement accroché qu'elle avait commencé à s'effacer dans sa mémoire, comme une photo trop vieille qu'on a trop exposé à la lumière. Avait-elle changé ? Avait-elle toujours des cheveux incroyablement longs qui dansaient autour de son visage mutin qui semblait toujours s'illuminait quand il lui parlait ? Avait-elle toujours dans le fond de son oeil cet éclair de malice qui lui avait donné envie de lui parler pour la première fois alors qu'il n'avait que six ou sept ans ? Bon sang ce que c'était dur de se rappeler.

Il entendit soudain des pieds frotter contre le bitume froid. C'était elle. Il le savait sans vraiment le savoir, mais s'obligeait à le penser pour se sentir encore capable de reconnaître le son qu'elle faisait quand elle se déplaçait. Il s'avança légèrement, afin d'avoir un coup d'oeil rapide sur la rue. Personne. Pas de voiture suspecte non plus. Son mentor ou les membres de la Garde n'avaient donc pas jugé bon de le suivre. Ils lui faisaient finalement confiance. Quand la silhouette se dessina en une forme sombre informe sur le mur en face de lui, il compta mentalement, jusqu'à ce qu'il sut qu'elle fut suffisamment proche pour l'attraper. Quand il termina son décompte, il tendit alors son bras dans le coin de la rue, et saisit le bras de la personne qui s'apprêtait à tourner dans la ruelle. Sans réellement contrôler sa force, il la plaqua contre le mur en appuyant de son avant bras ses épaules pour l'empêcher de bouger. Par réflexe, il utilisa la paume de sa main libre pour la poser sur ses lèvres pour étouffer les hurlements de protestation. Il se pencha vers elle, sentant son coeur battre violemment contre son propre bas et lui chuchota :  « C'est moi, Miry ».

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MessageSujet: Re: i have died everyday waiting for you ◊ zachary.    Sam 2 Nov - 16:39

Si ses pas la rapprochaient du but, sa respiration quant à elle devenait de plus en plus hésitante voir inexistante. Quelque chose en elle s'était brisé, et attendait (dans l'expectative) de le revoir, pour fonctionner de nouveau, comme si Zachary eut été la pièce manquante de ce métabolisme capricieux qui refusait de coopérer, ayant rendu les armes le jour où il l'avait quitté. Qu'il eut un impact relativement important sur elle n'était pas surprenant en soit, car chaque particule ou atome de son corps semblait inextricablement lié au sien. Cette pensée digne des élucubrations d'une jeune fille en fleur lui arracha un soupire moqueur, mais au combien sincère, car criant de vérité. Depuis le jour où leurs regards s'étaient croisés, leur destin avait été scellé, et le reste n'était que détails superflus pour celui qui était là haut à les observer. Seulement, rien ne s'était passé comme prévu - rien ne se passait jamais comme prévu -, et en réalité, le contraire eut été étonnant avec deux caractères aussi tempétueux et bornés que les leurs. Or c'était justement ces mêmes défauts et qualités qui la poussaient à faire le mur pour rejoindre un vestige de son passé auquel elle s'accrochait avec ardeur depuis quatre ans, tel un point fixe dans l'univers autour duquel elle gravitait.

Le fait d'avoir la conscience tant embrouillée par un amas de préoccupations dont elle ne voyait plus la fin, avait vu son attention diminuer dangereusement, et le bruit léger d'un tissu froissé qui d'ordinaire poussait tout ses sens en état d'alerte, était ainsi passé inaperçu. Où sans doute l'avait elle anticipé trop tard, puisqu'une main s'abattant sur son bras, la tira brusquement sur le côté, au bout d'une ruelle à l'abris des regards. Immédiatement peur et excitation se mêlèrent au rythme battant de son coeur contre sa poitrine, tandis qu'elle lutait avec rage pour se défaire de cette étreinte forcée. Si seulement sa capacité pouvait être susceptible de fonctionner sans que Nerina eusse besoin de se trouver aux alentours... Hélas, en dépit de tout ses efforts, son agresseur ne démontra aucun signe de faiblesse; pire encore une paume vint se plaquer sur sa bouche afin qu'elle ne hurle pas. Et puis alors qu'elle pensait voir la fin arriver... Cette voix, ce surnom. Miry. Une seule et unique personne l'appelait comme ça, et possédait ce sacro saint pouvoir qu'elle n'offrait pas à n'importe qui. Seulement Zachary. L'identité de l'assaillant était désormais plus qu'évidente, aussi, dans une lenteur infinie elle leva finalement les yeux, tombant nez à nez face à ces prunelles grises qu'elle ne connaissait que trop bien.

Enfin. Instantanément un millier de questions fusèrent dans son esprit, sans qu'elle parvienne à esquisser le moindre geste. Pourtant, par miracle, et sans toutefois le quitter une seconde du regard, tel un papillon aveuglé par la lumière, elle parvint à le repousser mollement, afin de se défaire de son emprise. Puis, n'y tenant plus, elle brisa l'infime distance entre eux, et le serra dans ses bras, s'agrippant de toutes ses forces à son manteau, prévenant par la même occasion toute tentative d'échappatoire. Ce contact physique lui confirma qu'elle ne rêvait pas, tout comme sa joue tiède contre son crâne. Aucun mot ne pouvait exprimer ce qu'elle ressentait, rien n'était assez puissant. Paupières closes, elle happa une bouffée d'air, ses muscles se décontractant de soulagement et de satisfaction. « Tu es revenu... Je suis contente que tu sois rentré. » Un bel euphémisme. Quatre ans qu'elle l'attendait, quatre ans qu'elle se posait des questions suite à cette lettre d'adieu, quatre ans de solitude. Quatre ans qu'elle étouffait d'amour pour quelqu'un qui n'existait plus. Mirella se résigna cependant à l'idée de le lâcher, et tâcha de remettre ses cheveux en ordre, lesquels dans la pénombre, scintillaient étrangement. « J'aurais pu te tuer juste avant tu sais. Me refais plus jamais ça. » Un frisson traversa l'échine de son dos, quelque chose clochait dans cette situation, entre eux. « Merci pour le mot, mieux vaut tard que jamais, je crois que c'est ça le proverbe. » La joie de le revoir s'était estompée, et l'amertume revenait à la charge plus vite qu'elle ne l'eut cru, mais elle voulait comprendre de quoi relevaient tout ces mystères, pourquoi si, comme il le prétendait l'avait-il quitté alors qu'il l'aimait ? Rien n'avait de sens. Son comportement était illogique au possible.

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MessageSujet: Re: i have died everyday waiting for you ◊ zachary.    Sam 2 Nov - 19:52

Au cours des derniers mois, on ne pouvait pas vraiment dire que Zachary ait reçu tout l'amour et la compassion qu'un garçon était en droit de réclamer dans sa jeunesse. Alors oui, il était souvent plus à l'aise avec des formes plutôt violente d'expression des sentiments, que des démonstrations douce et tendre. Quand il croisa son regard pour la première fois, c'était comme sauter après des minutes d'hésitation d'un endroit très haut. La sensation est renversante, courte, et on sait que l'atterrissage sera douloureuse. C'était le rush, la sensation courte de liberté et le fait que notre vie ne nous appartient plus vraiment pendant quelques secondes. Et c'était ça qu'il voyait en elle, une envie de vivre, et en même temps la sensation que cette vie c'était elle qui la possédait, qu'elle avait cet incroyable pouvoir ce qui était à la fois effrayant et follement excitant. Comme sauter.

Et ce fut la même sensation quand elle le sera dans ses bras. Il resta quelques secondes raide comme un piquet, se demandant ce qui était en train de se passer : en fait, il s'était attendu à plus de colère, de la rage, une espèce de vengeance. Comment avait-il pu croire quelques secondes que cette fille qu'il aimait pour avoir en elle tout ce qu'il y a de plus gentil et bon sur cette fichue terre. Alors il ferma les yeux, et la serra en retour, passant ses bras autour d'elle. C'était un sentiment étrangement familier, comme s'ils ne s'étaient jamais quitté, et la simple odeur de ses cheveux, sa façon de respirer, les formes de son corps, tout lui revenait comme s'il ne les avait jamais oublié.

« C'est promis » fit-il avec un léger sourire aux coins de ses lèvres. Il devait la regarder droit dans les yeux pour qu'elle comprenne qu'il ne mentait pas, qu'il allait tenir sa parole cette fois. Puis, lentement, il avança sa main et captura celle de Mirella dans la sienne. Elle était froide, mais il la serra maladroitement bien que tout son corps se secoua de tremblement et que son estomac se tordit de douleur. Il n'avait jamais eu autant envie de l'embrasser qu'à cet instant. « Je ne t'abandonnerais plus jamais ». Zachary avait perdu son sourire, et avait un air plus grave. Il était sincère. Fini les défilements. Fini les échappés sans rien dire hormis un petit mot dont la prose et l'orthographe laissaient à désirer. Il eut pourtant un léger pincement à l'estomac : à quel mot faisait-elle référence ? Parlait elle du dernier qu'il avait laissé plus tôt dans la matinée ? Ou parlait-elle du premier qu'il avait laissé il y a quatre ans, une après midi d'automne, où il s'épanchait maladroitement sur combien il était amoureux d'elle. "Mieux vaut tard que jamais". Qu'est ce que cela voulait dire, bon sang ? Cela faisait référence à ses sentiments inavoués pendant des années qu'il n'avait finalement pu accoucher que sur le papier ? Son instinct primaire de survie lui conseilla alors de faire l'autruche. Il se gratta l'arrière du crâne en haussant les épaules.  « Tu sais je … J'aurais voulu revenir plus tôt mais … » Il ne pouvait plus lui mentir. Plus maintenant. Il l'avait trop fait souffert il le savait, cela se voyait dans ses yeux brillant d'une lumière pâle qu'il était responsable de beaucoup de larmes.  « Mais j'étais avec des gens qui m'ont aidé avec mon problème afin que je ne fasse plus de mal à personne » S'il y a une personne à qui il pouvait enfin mettre des mots sur tout ce qui'l avait vécu en quatre ans, elle se trouvait pile en face de lui à cet instant précis.

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MessageSujet: Re: i have died everyday waiting for you ◊ zachary.    Sam 2 Nov - 23:37

Par où commencer ? Comment rattrapait-on plusieurs années de séparation ? Aucun livre ne traitait de ce sujet, expliquant de manière précise les diverses règles à suivre afin que tout se passe bien. Il fallait donc y aller à l'instinct - avec ses tripes - quitte à échouer lamentablement à cause d'un mot ou d'un geste déplacé. Pourtant Mirella se fichait pas mal de réussir ou non, Zachary était là et le reste n'avait plus d'importance. Progressivement, les couleurs qui autrefois animaient ses traits enfantins, refirent surface tintant ses pommettes d'une touche de pourpre, à peine perceptible sous la pâleur de la lune. Incapable de le quitter des yeux, elle le détaillait avec insistance, essayant de trouver ce qui avait changé depuis la dernière fois qu'elle l'avait vu. Une cicatrice par ici, un grain de beauté par là, plus de muscles et bien sur la barbe, celle ci était récente. Toutefois au lieu de l'apaiser, cette analyse succincte lui tordit violemment le ventre, car ces transformations s'accompagnaient de moments qu'elle n'avait pas eu le loisir de passer avec lui. Autrement dit une éternité. En dépit du soulagement éprouvé, la réalité implacable se chargeait de la ramener brutalement les pieds sur terre comme si la simple notion de bonheur lui était inaccessible, punissant ses actes malveillants des derniers mois. Et si il ne l'aimait plus ? Du moins pas de la façon dont elle espérait, et à laquelle elle avait toujours cru intimement. Peut être était il d'ailleurs parti à cause d'une autre fille, et que ses divagations n'étaient que le fruit de son imagination. Pourrait-elle le supporter ? La réponse était négative. « Les promesses sont nocives... » Parvint-elle finalement à murmurer, perdue dans ses pensées noires d'encre, lesquelles furent balayées sans ménagement au contact hésitant de sa main dans la sienne qu'il venait de capturer.

Or à cet instant, ils n'avaient jamais été si proches et distants à la fois, ce qui ne manqua pas de la faire frémir. Le contact aussi léger était-il de sa peau contre la sienne était toxique, voir enivrant : il lui faisait perdre la tête. Enroulant néanmoins ses doigts entre les siens, scellant tacitement cette union, elle soutint son regard, consciente que les prochaines secondes seraient cruciales. « Je ne te le pardonnerais pas si tu le fais encore une fois. Je serais capable de te tuer. » Un mince sourire s'étira sur son visage amusé, si la remarque avait été dosée avec humour, il ignorait à quel point elle ne plaisantait pas : ses pouvoirs la rendaient quasiment invincible. Encore un point de conversation à aborder qui s'ajoutait à la pile déjà haute de tout ces non dits entre eux. « Ouais je vois... » Ce qui était faux, elle ne voyait pas, ni ne comprenait ce geste précipité qui l'avait poussé à couper les ponts sans même un au revoir. Du bout de sa chaussure, elle gratta le sol, et lâcha sa main, ce n'était pas suffisant, elle voulait plus et donner raison à ce désir nouveau qui coulait dans ses veines. La suite eut autant d'effet sur elle qu'une douche froide... Des années à se remettre en question pour ça ? Une explication branlante qui ne tenait pas la route, et dont lui même semblait douter. Pourquoi fallait-il qu'il s'obstine à lui cacher la vérité ? « C'est quoi ces conneries ? Tu t'es enrôlé dans une secte ? » Farfouillant dans la poche de son pantalon, elle en sorti un papier froissé à moitié déchiré en raison de l'usure - visiblement il l'accompagnait en permanence - qu'elle appliqua sur son torse, avant de poursuivre. « Et moi... Tu y as pensé au mal que tu m'as fais en me laissant ça derrière toi ? » Forte jusqu'au bout, Mirella ne pleurait pas, elle n'avait pas versé une larme depuis qu'il était parti, elle s'en était fait la promesse, dès lors seul l’agacement se lisait sur ses traits fatigués. A côté, de ces modestes éclaircissements, il lui semblait avoir traversé un enfer son nom. Le sang dans son corps ne cesserait pas de bouillir d'impatience avant un long moment.

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MessageSujet: Re: i have died everyday waiting for you ◊ zachary.    Dim 3 Nov - 20:05

Évidemment. Cela ne pouvait pas être aussi facile de s'en tirer avec une accolade et une jolie promesse. Il s'était attendu à de la colère, beaucoup de ressentiments. Il s'était même attendu à recevoir une chaussure dans la figure ou un coup de poing de l'estomac. Et il était probable qu'il aurait préféré ces options violentes. Et ce n'était pas la peine de lui rappeler ce fichu couplet sur "les mots font plus de maux que les actes". Il était au courant, merci. Il ne répondit pas, ce n'était de toute façon pas la peine de la provoquer en lui baratinant des alibis suffisant pour se dédouaner. S'il était là, c'était aussi pour assumer les effets secondaires que son départ avait laissé, et son droit de pouvoir enfin s'époumoner sur autre chose qu'un mur ou une photo de lui. Il prit une longue inspiration, son cerveau fonctionnait à toute allure, et il avait des centaines de choses à dire, mais il devait aussi gérer avec ce qu'elle lui demandait. De plus, ce endroit de la ville n'était pas la plus propice à cette discussion : coincé entre deux longueurs de murs de briques, des poubelles et des lampes clignotantes en pleine nuit, il avait imaginé cent fois la conversation qu'il aurait pu avoir avec Miry, mais même si il avait jamais pensé à la localisation de cette conversation, la triste ruelle abandonnée n'aurait même pas fait partie du top cinq.

Il avait envie de tout lui raconter, tout lui déblatérer à cet instant très précis, mais il devait gérer à la fois une potentielle crise cardiaque de Miry mais aussi le fait qu'on pouvait les surprendre à n'importe quel moment. Il n'était pas un dieu de l'organisation, et avait bien grand mal à ce que tout soit carré et clair dans sa vie, alors pouvoir l'exprimer à haute voix relevait pour lui d'une tâche herculéenne. Il lâcha un soupire. On pouvait clairement penser de la Garde que c'était une secte, mais il le voyait bien plus comme un groupe de soutient à but non lucratif, dévoué à aider ceux qui ne peuvent pas se gérer eux même contre les plus innocents. « Écoute, c'est bien plus compliqué … » Mais il n'eut pas le temps de finir, que déjà il sentit son coeur s'écraser violemment contre sa cage thoracique. Il faillit s'effondrer sur le sol, ses jambes se dérobant sous son corps lourds quand il vit le morceau de papier froissé et déteint par le temps, comme si elle l'avait ouvert et relu une centaine de fois pour tenter de voir à chaque fois quelque chose qu'elle aurait pu manqué, un indice laissé pour qu'elle puisse venir le retrouver, ou une promesse de retour. Mais Zach n'avait rien d'un espion, ni d'un héros de roman d'amour. Ce n'était rien qu'un lâche qui n'avait pas eu le courage de lui dire en face qu'il devait se sauver, et qu'il ne reviendrait probablement jamais. Il se mordit l'intérieur de la joue violemment, et tenta de prendre sur lui pour ne pas perdre patience, ou se dérober sous un monticule d'émotions. Il jeta un coup d'oeil par dessus son épaule pour vérifier que personne n'arrivait, ni ne les observait. Il s'avança alors vers Miry, et l'obligea à se reculer légèrement. Il appuya la paume de sa main sur le mur dans son dos, juste à côté de son visage. Il attrapa de sa main libre le morceau de papier de la main de la jeune fille. « Arrête de te rattacher au passé, ce Zach là est parti. À présent je reste. Pour toi. Si tu veux des réponses je te les donnerais ». Il était à présent juste au dessus d'elle et pouvait à présent voir son corps tremblant. Il arqua un sourcil, et un léger rictus se dessina aux coins de ces lèvres « C'est … mon pull ça ? » . Il ne savait pas vraiment quoi en penser sauf qu'il avait bien meilleur allure sur elle que sur lui. Et aussi que cela lui donnait une impression renversante et puissante qu'il lui appartenait d'une certaine façon. Il se rendit compte aussi que c'était un excellent moyen pour changer subtilement de sujet.

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MessageSujet: Re: i have died everyday waiting for you ◊ zachary.    Mar 5 Nov - 22:58

Dire qu'elle était déçue était un euphémisme. De toutes les justifications à son départ qu'elle avait pu imaginer en lisant et relisant ce bout de papier usé, celle ci était de loin la plus ridicule. Quel genre de problème justifiait que l'on quitte tout du jour au lendemain, afin de courir dans les bras d'étrangers pour demander de l'aide ? Hormis la drogue et l'alcool elle ne voyait rien d'autre, et savait pertinemment qu'il ne relevait ni de l'un ni de l'autre. Alors pourquoi continuait-il à vouloir lui mentir ? Ne méritait-elle pas de savoir la vérité ? Quand bien même celle ci était douloureuse à entendre, elle était elle et il était lui : elle ne le jugerait pas, elle ne l'avait jamais fait. Brusquement la réalité la frappa de plein fouet ce n'était plus le Zachary qu'elle avait connu mais bel et bien un étranger. Celui qui avait grandit sans elle, et dont elle ignorait tout. Or tout cela était difficile à accepter, le prix était trop lourd à payer pour ces années d'absence et de souffrance. Si elle avait longtemps cru que sa réapparition réparerait les dommages collatéraux, elle n'en était plus si sure désormais. Le voir, au combien salvateur était-ce, ouvrait des plaies à peine cicatrisées. Et elle s'en voulait, oh oui, elle s'en voulait terriblement d'être si égoïste et de ne pas prendre ce qu'on lui offrait. Son retour aurait du la contenter, là où il n'engendrait que questionnements et agacements. Abandonnée par son propre esprit, Mirella butait sur la marche à suivre, et chaque seconde qui passait, brisait davantage la figure forte et fière qu'elle arborait ordinairement. « Et bien fais en sorte que cela ne le soit plus... » Compliqué, ne pouvait être un rempart, ou une excuse, il lui devait plus que ça.

Happant une bouffée d'air salvatrice, elle laissa son regard couler sur les alentours peu ragoûtants, et éprouva un pincement au cœur : elle eut espéré mieux pour leurs retrouvailles qu'une ruelle isolée à l'odeur nauséabonde. A croire qu'elle ne valait pas mieux que ça tel un vieux jouet cassé qu'on laissait rapidement de côté pour passer au suivant sans vergogne. Peut être était il temps d'arrêter de se voiler la face une bonne fois pour toute, et d'avancer tant qu'elle le pouvait encore. Néanmoins rassérénée de leur étreinte encore fraiche, elle était prise au piège, suffocant dans les méandres de sentiments trop complexes pour qu'elle puisse les arrêter. Le voyant s'approcher, elle recula, butant contre le mur, et contrainte de lui faire face. Sans pour autant le redouter, elle frissonna, incapable de ne pas fixer ses lèvres qui étaient tellement proches, qu'elle percevait son souffle frôler sa gorge tendue. « Et si je ne veux pas du nouveau Zach.... ? Si moi je veux l'ancien, celui que j'ai aimé. » Celui qui n'avait aucun secret pour moi se retint-elle d'ajouter, ne cillant pas. Étrangement, le fait de l'exprimer de vive voix lui fit du bien et soulagea sa conscience pour une durée tout aussi éphémère que sa rancœur passagère. « Si tu ne me dis rien, je ne peux rien faire pour toi. » Il lui était tout bonnement impossible de prétendre que rien ne s'était passé, qu'il n'était pas parti. Par la même occasion, elle lui lançait un appel implicite : si il l'aimait, alors, il lui raconterait. Sinon, ce serait fini. Sa remarque en dépit de la situation lui arracha un sourire confus, et eut pour conséquence de rosir ses pommettes. « Non c'est ... Pourquoi tu veux que je l'enlève pour te le rendre ? » Plus qu'une proposition, il s'agissait là d'un défi. N'en avait il pas toujours été ainsi entre eux ?

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MessageSujet: Re: i have died everyday waiting for you ◊ zachary.    Dim 10 Nov - 18:27

Étrangement, quand vous partez des jours, des semaines, des mois et des années, il est toujours rassurant de voir, quand vous rentrez que les choses n'ont pas changé. Que malgré le fait que vous ayez disparu, le monde a continué de tourner, sans que personne ne soit affecté par votre départ. Cela aurait pu blessé les plus romantiques ou les plus cérébraux sur la matière, mais cela rassurait grandement Zachary. Et même si il pensait "le monde", il était évident que ça théorie ne tournait plus autour que de Mirella, qui était "son monde", à présent. Malgré tout ce qu'elle avait subis, elle était restée cette fille fière et bornée qui savait obtenir ce qu'elle voulait, surtout de lui. Il ne pouvait rester plus de quelques secondes en pensant qu'elle lui en voulait, sans que son estomac se mettre à se tordre de douleur, que son cerveau se mette à brûler comme des feus de bengale. Alors bien sûr il ne pouvait plus s'offrir le luxe de lui donner des cargaisons de démonstration affective par des biens matériels (bon sang, il ne pouvait même pas l'inviter dans un endroit à peu près propre pour leurs retrouvailles), alors il ne pouvait que donner que ce qu'il avait. Lui, et sa vérité. Même si la raison frappait comme un fou enfermé à l'isoloir contre son cerveau, il se résolut à lui prouver qu'il avait tout fait pour rien d'autre que sa sécurité. « Garde le pull, c'est un cadeau » fit-il en reculant de quelques pas, un léger sourire aux coins des lèvres « Tu ferais mieux de te reculer et … Si tu as quelque chose de métallique sur toi, enlève le ».

Il lui tourna le dos et remonta sur ses bras tendus les manches de sa veste et de son pull en dessous, avant de se diriger vers l'immense poteau électrique qu'il avait malgré lui fait clignoter tantôt. Il releva la tête, et avala bruyamment sa salive : c'était la première fois qu'il allait tenter d'utiliser son pouvoir à présent contrôler sur un objet d'utilité public, sans la surveillance de son mentor. Il prit une longue inspiration et jeta un coup d'oeil à Miry en levant la paume de sa main devant lui. Il n'avait que deux peurs à cet instant précis : qu'elle ne le croit pas, ou qu'elle ait peur. Ou les deux. « Si je suis parti, c'est parce que je devais apprendre à contrôler ça » Il fixa ensuite sa main et se concentra. Le secret, c'était d'être toujours en colère, d'être toujours effrayé, mais de mettre à profit toute cette canalisation de sensation négative pour que son trouble se manifeste quand il le souhaitait. C'était comme ça qu'on lui avait appris. Des petits filets de lumières bleus jaillirent de ses doigts, reliant ses doigts entre eux. Cela formait un petit circuit électrique libre, conduit par ses doigts et il déposa ensuite la paume de sa main contre le lampadaire. En une fraction de seconde, les lumières bleus quittèrent ses doigts pour se propager contre le fer blanc du lampadaire et firent briller avec la lumière de cinq soleil l'ampoule qui explosa un quart de seconde après avoir brillé comme jamais elle n'était censé le faire. Zachary recula immédiatement, alors que les morceaux de verre tombaient sur le sol et reposa son regard gêné sur Miry. « Je … Je te jure que je peux le contrôler, je ne te ferais pas de mal » balbutia-t-il avec difficulté, sa voix compressée par la peur de la voir se sauver en courant, surtout qu'il ne pouvait plus voir à présent son visage dans la pénombre. Mais il ne regretterait pas de la perdre pour ne pas lui avoir dit la vérité sur lui, même si son trouble n'était qu'une faible partie de son secret ...

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MessageSujet: Re: i have died everyday waiting for you ◊ zachary.    Dim 10 Nov - 21:11

Encore combien de minutes ? Combien de secondes avant qu'il ne daigne lui expliquer les véritables raisons de sa disparition ? Désormais si proche de but, elle avait peur, non pas de ce que Zachary pourrait lui avancer, mais peur qu'il se dérobe, et élude toute conversation comme il l'avait fait autrefois. Un second abandon serait insupportable, et engendrerait des répercussions sans pareil, au plus profond de son âme elle le savait. Les mois qui avaient suivis son départ avaient été effroyables pour son entourage, car devenant l'ombre d'elle même, Mirella avait exploré une sombre facette de sa personnalité, usant de ses facultés à mauvais escient. Bien sur, il n'était pas l'unique personne à blâmer pour ses actes, elle n'avait jamais été très aimable ou altruiste, mais le perdre avait décuplé ses pires aversions pour le reste du monde. A tel point que se maitriser était devenu un exercice difficile, tant elle perdait le contrôle sur son trouble, allant même parfois jusqu'à effrayer sa jumelle. Autrement dit, le pire poignard qu'elle pouvait recevoir en plein coeur. Par conséquent, oui, ces retrouvailles devaient à tout prix panser ses plaies à peine cicatrisées, et non pas les déchirer davantage. Bras ballant contre son corps, elle attendait impatiemment, pendue à ses lèvres, priant pour des mots qui ne venaient pas, et pour lesquels elle avait prié nuit après nuit. « Je ne comptais pas te le rendre de toute façon.. » Haussant mollement les épaules, elle esquissa une grimace gênée, en tirant sur les manches râpeuses afin de se donner contenance. Ni maintenant, ni jamais, il ne le récupérerait, ce vulgaire bout de tissus avait été son seul espoir, et était emprunt de souvenirs impérissables. Il pouvait partir, mais il ne l'aurait pas. Tandis qu'il reculait, elle cru perdre son souffle qui demeura bloqué dans sa poitrine dans l'expectative de la suite. Pas une nouvelle fois, pitié, implora son esprit, il n'avait pas le droit de la laisser pantoise. Pour autant, son léger sourire, eu le don de la rassurer et calma ses nerfs à vifs. La suite en revanche était incompréhensible. « Hein ? » Qu'est ce que tout cela signifiait ? Cette pile de mystères accumulée, finirait par avoir sa peau, néanmoins elle se plia aisément à sa demande, sa curiosité l'emportant sur le reste. Ainsi abandonna t-elle un bracelet, et plusieurs bagues qu'elle déposa sur le sol, alors qu'il s'éloignait en lui tournant le dos.

A moitié éclairée par la lune dont les rayons peinaient à s'engouffrer dans la ruelle, elle se surprit à avoir froid, malgré ses joues rosies qui lui renvoyaient des signaux contraires. Incapable de le quitter des yeux, de multiples questions l'assaillaient de toute part, et elle cherchait à comprendre pourquoi il usait de nombreux stratagèmes, là où les paroles étaient sans doute plus adéquates. En réalité, plus il reculait l'échéance, plus la souffrance s'insinuait dans ses veines, tordant son estomac de part en part. « De quoi est ce que tu parles Zach ? » Ses élucubrations n'avaient aucun sens pour Mirella, qui fronçait les sourcils, agacée par son comportement qu'elle jugeait ubuesque voir épuisant. Et puis.... Elle vit ce dont il lui parlait précédemment, et saisit. Une lumière bleue entre ses doigts s'était matérialisée comme par magie, lui permettant de faire imploser les ampoules du lampadaire. Il était différent. Bien sur pour elle il l'avait toujours été, occupant une place toute particulière dans son cœur, seulement voilà, c'était désormais une différence à un tout autre niveau. Un niveau qu'elle ne connaissait que trop bien pour en être elle même victime. Aussitôt, un poids immense s'évapora, la vérité était acceptable : il était troublé, ni plus ni moins. Soulagée, et gonflée de joie, elle avança vers lui, et sans hésitation aucune, posa ses paumes sur son visage, qu'elle serra délicatement, l'obligeant à la regarder. « Zachary tu es un parfait idiot... Tu ne me fais pas peur. » Je suis pareil, pensa t-elle, sans le formuler de vive voix, ce n'était pas le moment. Avec tendresse elle frotta son pouce contre sa peau, le creux des paupières bordé par des larmes, et la respiration altérée. « C'est donc à cause de ce pouvoir que tu es parti ? Pourquoi tant de mystères ? Ça n'aurait rien changé pour moi tu le sais.... Je... » Les derniers mots restèrent coincés au fond de sa gorge. Cet amalgame de sentiments inextricables qui s'était emparé de son âme, lui donnait la migraine et ressentant tout avec force, elle eut l'impression que le monde extérieur lui échappait. Fort heureusement pour la jeune femme, il était son point fixe dans cet univers étouffant, et par ce simple fait, faisait fuir n'importe laquelle de ses frayeurs. Aussi, et presque naturellement, elle posa ses lèvres brulantes contre les siennes, s'agrippant avec détresse à sa veste. L'émotion qui la submergea fut similaire à celle d'un ras de marré emportant tout sur son passage, et son palpitant vint s'écraser contre sa cage thoracique. Indescriptible était le terme adéquat. Avide de sa présence, Mirella s'intoxiquait de cet être qui lui avait cruellement manqué, et qu'elle redécouvrait avec parcimonie. Alors, dans la froideur de la nuit, et dans le silence presque religieux de leurs souffles, une goute d'eau roula sur sa joue : elle était heureuse.

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MessageSujet: Re: i have died everyday waiting for you ◊ zachary.    Mar 12 Nov - 20:08

Agir sans réfléchir, voilà ce qui avait toujours été dans le code génétique de Zachary. Il l'avait hérité de son père, et c'était probablement pour ça qu'il ne l'avait jamais rencontré. C'était une tête brûlé, qui préférait toujours agir, et réfléchir après. Il avait bien réalisé que s'enfuir, prendre soin de lui par ses propres moyens, vivre sans savoir ce qui se passera demain, avait remis en cause cet état d'esprit, et même s'il croyait avoir changé pour un garçon plus réfléchis, plus patient, calme, qui prends toujours soin de juger les pours et les contres, il s'était rendu compte à la seconde où il avait vu ses yeux noisettes briller dans la lumière pâle de la lune, qu'il ne pouvait enterrer qui il était vraiment. Alors oui, il lui avait montré son trouble, et non il n'avait pas réfléchis. Son coeur, sa respiration, tout s'accéléra, et les secondes semblèrent s'arrêter quand il attendait qu'elle réagisse. Malgré lui, comme s'il eut été un animal craintif qui avait été frappé, mal traité pendant des mois, il eut un léger mouvement de recul quand elle s'approcha de lui. Le contact de sa main contre sa joue où l'effet immédiat d'une drogue hallucinogène. Pendant quelques secondes, il resta béa, sans rien dire, sentant son corps se dérober sous lui, et absolument tout, la ruelle, le lampadaire, les poubelles, les rues, Haven, le pays, le monde, l'univers, tout s'écroula autour de lui. Il n'était plus un être humain, juste un amas de cellules qui n'existaient que parce que Miry le touchait. La vérité biologique éclatait pour appuyer la théorie qu'il s'était construite il y a des années, bien avant même qu'il ne parte : sans Mirella, Zachary n'existait pas. Il n'était qu'un amas de chair et de sang qui ne cherche qu'à survivre, en oubliant de vivre.

Si elle ne l'avait pas embrassé à cette seconde précise, il l'aurait fait. Exactement au même moment. Il avait déjà avancé sa main dans le vide pour l'agripper à la hanche quand elle l'attira vers elle par la veste. Toutes ses émotions qu'il s'était évertué à combattre pendant des jours et des semaines pour arriver à les contrôler afin que son pouvoir ne cause plus aucun incident explosèrent en lui, comme de la dynamite dont elle aurait allumé la mèche. Il ferma les yeux, et la serra de toutes ses forces contre elle, tentant de réaliser ce qu'il se passait sans pour autant y croire. Il avait tellement rêvé de l'avoir dans ses bras, de l'embrasser, jamais il n'aurait cru que cela se produirait ce soir là, à cet instant précis. Il remonta ses mains, passant l'une d'elle dans ses longs cheveux qui glissèrent entre ses doigts, tandis que l'autre tenait sa joue pour avoir un contact formelle avec sa peau claire et douce. Après de longues secondes qui s'étaient probablement éternisées en minutes, il recula légèrement sa tête, posant son front contre le sien, afin de reprendre son souffle. Quand il rouvrit les yeux, les lumières de toute la rue brillaient comme des feux de phares, d'une lumière blanche presque aveuglante, qui diminuèrent petit à petit, dès qu'il reprit lentement son souffle et que son rythme cardiaque ralentit. « Rien n'a changé pour moi non plus », lui murmura-t-il. « Tu es et resteras la raison pour laquelle je suis reven - »
Zach se tut soudain, et pivota immédiatement sur ses pieds, attrapant la main de Mirella qu'il poussa derrière lui. Il avait entendu un bruit, un son de voiture ou du moins d'une portière, quelque chose dans la rue à côté qu'il l'avait fait s'interrompre. Son coeur se mit à battre de nouveau à toute vitesse : était ce la Garde ? quelqu'un les avait surpris ? Sa gorge se serra, et sa seule inquiétude n'était pas d'être pris, mais de la mettre en danger, elle. D'instinct, il serra un peu plus sa main dans la sienne, oubliant même de contrôler sa force ou son trouble. À demi mot, il lui murmura « Ne bouge pas ».

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MessageSujet: Re: i have died everyday waiting for you ◊ zachary.    Jeu 14 Nov - 20:23

Plus rien n'avait d'importance désormais. Il n'était plus ce garçon aux capacités étranges, et elle n'était plus cette fille au pull noir un peu trop large. Ils étaient juste de vieilles connaissances, soucieuses de rattraper le temps perdu que le destin leur avait arraché sans vergogne. Or cette explosion de sentiments indescriptibles qui s'emparait de tout son être témoignait à elle seule, de l'amour dont elle débordait pour Zachary, et qui ne demandait qu'à s'exprimer. Enfermé dans un écrin de velours, attendant le moment adéquat pour se révéler, ce baiser au combien délivrant, en avait été la clef. La fin d'un supplice interminable. Et si maintes fois, ses doigts avaient frôlés ses lèvres, imaginant le doux contact des siennes qui les effleuraient, la réalité était au delà de tout ce qu'elle avait pu imaginer, mais l'essentiel était qu'elle fut heureuse. Heureuse de lui révéler ce qu'elle ressentait, heureuse de le revoir, heureuse qu'il soit enfin à elle, et tout cela était inestimable. Si les secondes parurent durer une éternité, ce fut néanmoins à contrecoeur qu'elle brisa le contact, posant docilement son front contre le sien, le coeur sur le point d'imploser. Autour d'eux, les réverbères brillaient de mille feux menaçant d'exploser, cependant elle ne les voyait pas, son regard perdu dans le sien, tandis qu'elle relâchait progressivement sa veste, un sourire radieux son visage rougis. Plus qu'un élan affectif, ce geste témoignait également de son pardon, qu'elle lui accordait, suite à sa disparition soudaine sans laisser de trace. Mieux encore, c'était l'opportunité d'une seconde chance qui s'offrait à eux, et la promesse d'un avenir sans doute plus clément pour ces deux âmes n'ayant que trop souffert. Le son de sa voix dont les notes flottaient allègrement dans les airs, eut l'effet d'un électrochoc sur sa peau, qui se darda de frissons timides. Ses révélations confirmèrent alors ses pensées les plus secrètes, et la gonflèrent d'espoir : il n'était revenu pas revenu pour n'importe quelle raison, mais pour elle. Et c'était là le plus beau compliment qu'il pouvait lui faire. Mirella voulu répondre afin de se confier à son tour, mais il l'en empêcha, la poussant sur le côté, suite à un bruit mystérieux à l'autre bout de la ruelle.

Toutefois, sa main glissée dans la sienne, elle ne craignait rien, mieux encore elle était invincible, bien que d'ordinaire, elle n'eut guère manqué de repartie. Jetant un coup d’œil dans la pénombre, elle scruta avec intérêt les silhouettes qui se détachaient à côté d'une voiture, sans réellement saisir l'inquiétude du garçon. Ils ne faisaient après tout rien de mal, car jusqu'à preuve du contraire, casser une ou deux ampoules n'était pas susceptible de représailles. Alors pourquoi tant de crainte ? Certes un premier verrou relatif à son passé venait d'être brisé, mais déjà un nouveau faisait surface. « Qu'est ce qu'il y a ? » Retirant ses doigts de la légère pression qu'il exerçait, elle avança de quelques pas devant, son corps tendu par l'excitation et la peur. Quelque part au fond d'elle, sa capacité se réveillait, poussant ses sens en état d'alerte, à tel point que ses extrémités fourmillaient d'impatience. Avec un peu de chance, et beaucoup de conviction, Nerina ne serait pas nécessaire pour faire fonctionner son don, et en cas de représailles, elle pourrait agir. Et puis en tout dernier recours il lui restait ses poings, le combat de corps à corps ne l'effrayait pas. Elle avait réussis à se débrouiller sans lui pendant longtemps, enchainant d'ailleurs les situations cocasses, bien loin de passer pour la petite fille en détresse. Aussi, s'aventura t-elle davantage dans la noirceur, le palpitant tambourinant contre sa poitrine, mais hormis deux hommes qui parlaient à une distance raisonnable, elle n'entraperçut pas de danger imminent. « Il n'y a rien là bas, juste des types qui discutent.. » Haussant des épaules, elle se contenta de revenir vers lui, une lueur malicieuse dans les prunelles, il était évident qu'elle avait quelque chose derrière la tête. Puis se hissant sur la pointe des pieds, elle voulu l'embrasser pour faire taire son inquiétude, malheureusement elle n'en eut pas le loisir. Dans son dos, le frottement du gravier attira son attention, l'obligeant à se retourner pour faire face au potentiel agresseur. « Qu'est ce que... » Les énergumènes repérés précédemment se tenaient devant eux, et d'après leurs visages menaçant, ils n'étaient pas là pour bavarder mais plutôt pour rendre des comptes. Qu'à cela ne tienne, Mirella ne fuyait jamais, plutôt mourir. Il fallait que ça marche, que ce foutu pouvoir se réveille. Personne ne toucherait Zachary.

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MessageSujet: Re: i have died everyday waiting for you ◊ zachary.    Dim 17 Nov - 19:17

Il y a quelques mois à peine, le jeune Zachary Harris aurait été un piètre exemple de courage et de ténacité. Incapable de contrôler ses pouvoirs, il se serait probablement roulé en boule dans un coin dans la rue, se repliant sur lui même en se retenant de pleurer, les poings serrés contre la poitrine. Tout autour de lui aurait explosé, il aurait blessé des gens, et il n'aurait pu se calmer que jusqu'à ce que le sang qui se serait concentré dans son cerveau lui fasse tourner la tête. Aujourd'hui, il était capable de tout et pas seulement parce qu'il avait embrassé tout ce qui se trouvait au fond de lui, ses peurs comme ses forces, ses craintes, comme ses convictions. Tout ce qui faisait de lui l'être brisé et claudiquant socialement lui avait permis d'accomplir des choses incroyables. Et puis bien sûr, il y avait elle. Pour elle, il aurait pu désintégrer cette ville jusqu'à sa mort si cela lui permettait de la sauver. Même contre un bulldog qui lui aboie après, même contre un homme qui aurait voulu lui poser des questions pour un sondage. Sauf qu'Havent n'était pas uniquement remplis de ces personnes potentiellement innocente. Ne vous y méprenez pas, Zachary n'avait pas peur de la Garde et ne la détestait pas non plus. C'était un lien de profond respect et de reconnaissance qui le liait à cet organisation, car sans elle, il aurait été le Zachary pathétique du début. Mais c'était parce qu'il la respectait qu'il savait s'en méfier. Mirella était innocente bien sûre, elle n'avait rien à se reprocher, mais s'il était vu avec elle, sans nul doute qu'on lui aurait interdit de la voir. Pour eux,  Zachary n'était jamais assez fort, jamais assez en contrôle, et toujours un perpétuel danger. Mais il avait tord. Jamais Zach n'aurait cherché à revoir Miry s'il n'avait pas été persuadé à cent pour cent qu'elle ne risquait rien en sa présence. Il était peut être fou amoureux d'elle, mais il n'en restait pas moins raisonnable.

Quand Miry lâcha sa main pour se mettre à son tour devant lui, il perdit pendant quelques instants sa concentration - on lui avait appris à détecter une personne, son poids, sa taille, ses capacités de réponse au combat au corps à corps dans le noir le plus totale - pour froncer les sourcils. Elle était gonflée par une espèce d'excitation soudaine, et cela ne lui plaisait guère de voir qu'elle pouvait être soit un peu trop confiante en ses capacités, soit pas assez réaliste des réels dangers qui pouvaient l'attendre. Non pas que la Garde lui tombe dessus pour la tabasser, mais mieux valait un excès de zèle. Il l'écarta légèrement du bras quand elle revint vers lui, et enfonça ses pieds dans le sol, fléchissant très légèrement sur ses genoux : ils approchaient. Il ne parvint pas à voir leur visage à cause du manque de lumière, et ne sut donc dire s'ils étaient avec lui ou contre lui. Il attrapa Mirella par les épaules et la retourna violemment pour cacher les hommes de son dos, étant beaucoup plus grand qu'elle. Il plongea son regard dans le sien, tentant de ne pas paraître paniquer. « Cours au bout de la ruelle et ne te retourne pas. » ordonna-t-il avec une voix extrêmement autoritaire, presque effrayante. « Rentre chez toi et enferme toi. Je te jure que je viendrais te voir. Dans quelques heures. Ou demain. Enfin dès que je pourrais je viendrais, laisse ta fenêtre ouverte » Enfin, il espérait qu'elle ait toujours à sa chambre cette fichue fenêtre qui grinçait et dont le loquet avait tellement souvent été sauté avec l'utilisation de son canif qu'elle ne fermait quasiment plus. Après cette longue pause, elle ne semblait toujours pas décidé. Elle voulait rester ici, il l'avait bien compris. Il resserra légèrement ses mains dans le creux de ses épaules « Promets moi que tu ne m'attendras pas d'accord ? » Il n'attendit pas de réponse, lui embrassa le haut du front et la repoussa en arrière, lui faisant signe de la main de déguerpir. Il n'arriva pas à voir son visage dans l'obscurité, et cela lui tordu l'estomac de ne pas savoir ce à quoi elle pensait, ou ce qu'elle ressentait. Mais après quelques secondes, elle finit par obtempérer et tourna les talons, courant dans la direction opposée pour rentrer chez elle. Zachary lâcha un soupire, resserrant ses poings jusqu'à ce que ses ongles s'enfoncent jusqu'au sang dans la paume de sa main. Et, enfin, il pivota sur ses pieds, prêt à en découdre. Un peu de sport ne lui ferait pas de mal …

[ F I N ]

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