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 lost in my dreams, and i cant let you go + zach.

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Mirella Jones
≈ IF WE WERE MAGIC, WE WOULDN'T BE SO YOUNG AND TRAGIC.
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MessageSujet: lost in my dreams, and i cant let you go + zach.   Dim 17 Nov - 21:05


© SHAILENEWOODLEYDAILY.
i wanted to tell you i changed,
i wanted to tell you that things would be different this time.
i see you, you see me, differently.

Retourner le problème encore et encore ne servait à rien, hormis nourrir davantage les méandres de la psychose qui s'était emparée de son esprit. Une fois encore Zachary était parti, ou plutôt, l'avait obligé à fuir, pour des raisons qui lui échappaient, et suscitaient chez elle un puis sans fond d'embarras. Or plus elle repensait à ces retrouvailles de la veille, plus elle réalisait que rien n'avait changé. Si il était revenu, il n'en demeurait pas moins différent, et elle ne faisait là nullement allusion à son pouvoir. Non content de s'être confondu d'une explication hasardeuse quant à sa disparition, il semblait cacher quelque chose de bien pire, et c'était précisément cela qui l'agaçait, car elle ne parvenait pas à mettre le doigt dessus. Pourtant, nul ne doutait, qu'elle n'en sortirait pas indemne une fois le secret dévoilé. En tout état de cause, ce qui s'était passé, n'était pas l'affaire de voyous quelconques venus agacer des riverains téméraires bravant le froid de la nuit, non, la crainte qu'elle avait lu dans son regard lorsqu'il l'avait supplié de rentrer, témoignait d'une peur quasi viscérale. Trop occupée à lui en vouloir, elle ne s'était pas attardée plus que ça sur les détails, et le regrettait amèrement, persuadée d'avoir manqué l'explication logique à ce nouvel abandon qu'elle accusait. Coup douloureux en pleine poitrine, elle était néanmoins restée silencieuse sur le sujet, et n'en avait pas touché mot à Nerina, qui s'était contentée d'arquer un sourcil curieux en la voyant rentrer tardivement. Tant que tout cela n'était pas réglé, elle préférait garder le retour de son petit ami - le terme colora instantanément ses pommettes - à sa propre discrétion. Probablement pas la meilleure idée qui soit, mais c'était à vrai dire, celle qui s'était imposée instinctivement lorsqu'elle avait franchit le seuil de la maison.

Dans l'impossibilité de fermer les yeux suite à cet événement, elle avait tâché de se reposer le reste de la journée, en vain, bloquée sur ses dernières paroles. Il lui avait promis qu'il reviendrait et qu'il ne la laisserait pas tomber, hélas les heures défilaient à une vitesse incroyable sans qu'elle n'ait la moindre nouvelle. Et cela avait un gout étrange de déjà vu, dont elle aurait pu se passer. Cependant muée d'une confiance terrible envers Zachary, elle voulait croire qu'il ne s'agissait que d'une question de temps. Aussi, recroquevillée sur son lit en position fœtale, elle patientait rêveusement, le regard rivé sur la fenêtre de sa chambre minuscule. Quiconque serait venu pour la déloger, aurait essuyé un refus sans équivoque : tant qu'il ne serait pas là, il serait impossible de la déloger. A mainte reprises, elle cru avoir rêvé sa présence dans la ruelle, dont les divagations subséquentes n'étaient que le fruit de son imagination. Puis effleurant ses lèvres du bout des doigts, elle percevait encore le contact doux et tièdes des siennes, et savait qu'elle ne sombrait pas dans la folie. Zachary était quelque part dehors, et elle l'attendait comme elle l'avait toujours fait. Non loin sur sa couverture un album photos était ouvert, et sur les clichés abimés on pouvait deviner deux enfants aux cheveux blonds dont les traits étaient reconnaissables entre cent. En dépit de tout ce qu'ils avaient vécu, et du nombre incalculable de fois où le destin avait tâché de les séparer, ils s'étaient toujours débrouillés pour se retrouver. L'un sans l'autre n'était visiblement pas envisageable, et c'était aussi ce qui fondait sa foi inébranlable envers le jeune homme. A force de tergiverser, et grâce à la nuit qui pointait le bout de son nez, elle parvint finalement à fermer les paupières, serrant contre elle le pull noir qui portait encore l'empreinte de leur étreinte prolongée. L'espoir de se réveiller et de l’apercevoir à ses côtés, ne quitterait pas de sitôt ses songes inquiets, lesquels furent toutefois bousculés par un drôle de bruit à l'extérieur. Était ce seulement possible ? Le cœur battant à tout rompre, elle se figea dans la pénombre, respirant à peine.

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Zachary Harris
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MessageSujet: Re: lost in my dreams, and i cant let you go + zach.   Lun 18 Nov - 20:34

Ce n'était pas bien compliqué de se retrouver dans une ville comme Haven, surtout quand on y avait grandit. Chaque rue, chaque maison, chaque bâtiment et même chaque panneau avait sa propre signature, son originalité si singulière qui faisait qu'on ne pouvait jamais confondre les rues entre elles. Cela déboussolait les étrangers, surtout ceux venant de grandes villes, mais personne ne se perdait à Haven sauf si vous aviez été envoyé ici bas par un tracassin maléfique. Zachary pouvait se vanter de connaître par coeur sa ville, et surtout le quartier de son enfance. Mais s'il y avait bien un endroit où il pouvait s'orienter les yeux fermés, c'était bien Collins Street. Il aurait pu vous dire avec exactitude le nombre de pas qu'il mettait pour aller de chez lui au quartier résidentiel de la rue, et en particulier le domicile des Jones. Il aurait pu se rendre à cette maison les yeux bandés et en marchant en arrière. Malgré les jours, les semaines, les mois, se retrouver dans cette rue à cette heure tardive de la nuit lui donnait l'impression de revenir quatre ans en arrière, ou l'illusion de n'être jamais vraiment parti. Ce fameux rituel s'était instauré un peu malgré eux, quand un jour, après une dispute houleuse avec sa mère et une insomnie chronique, Zach s'était rendu chez Miry, et avait finalement passé la nuit à vider le garde manger de la maison en regardant de vieux film sur des cassettes abîmées par le temps et l'usure. Après, c'était devenu une habitude, une tradition même, qui avait d'abord commencé par quelques fois par mois, à plusieurs fois par semaine. Zachary n'avait jamais été très fan de son propre foyer qu'il considérait comme l'abris d'un vide familiale, où seul la solitude et les pleurs d'une mère désespérément seule l'empêchait d'être heureux sans culpabiliser.

Il était face au côté Est de la maison qui s'élevait sur plusieurs étages, les poings enfoncés dans les poches de son long manteau sombre. À première vue, rien n'avait changé ici : ils n'avaient pas enlevé la vieille gouttière, ni même l'espèce de grand tuteur où s'étaient enroulés des lierres ou une plante similaire plutôt épaisse qui remontait. Il n'avait pas nécessairement pris du poids depuis la dernière fois, mais après cette fichue bousculade dans la ruelle la veille, ses côtes le lançaient. Son comportement de l'autre soir avait laissé à désirer, aussi bien pour Miry que pour la Garde. Une correction lui avait été sévèrement donné pour son manque d'explication sur le pourquoi il avait disparu de leur radar pendant quelques heures, et aussi sur le qui il avait rejoint. C'était justifié, et ce n'était de toute façon pas la question de remettre en question l'autorité de la Garde. De plus, Zach avait une relation plutôt étrange avec la violence physique, qu'il n'arrivait pas à imaginer sans grande gravité quand elle était de circonstance. Bien sûr, il avait répondu à ses assaillants, mais cela restait dirons nous … bon enfant, tel des frères se fichant une bonne correction. Il grimaça et releva la tête : une énorme étreinte lacéra son coeur quand il vit la pâle lueur de la lampe de chevet de Miry éclairer ses rideaux de fenêtre, signe qu'elle ne dormait pas. Peut être qu'elle veillait pour lui. Cette pensée le revigora, et il plaça son pied sur le bas de la gouttière. Prenant un double appuie sur le bout de tuyau tremblant et le cadre de la fenêtre du salon au premier étage, il gravit le mur de la maison. Ses mains étaient légèrement abîmées et éreintées de douleur musculaires, mais il se pinça avec force l'intérieur de la joue pour s'obliger à finir son ascension. Quand il arriva à la fenêtre, il cala son postérieur contre le rebord de la fenêtre et sa main contre le volet de la maison. Il pencha légèrement sa tête - signe qu'il avait grandi car quand il avait quatorze ans il n'avait jamais eu besoin de se plier en cinq pour rentrer dans le cadre de la fenêtre - et plia son doigt pour cogner trois coups discrets contre la vitre. Il n'attendit pas de réponse ou d'apercevoir le moindre mouvement à l'intérieur pour relever du bout du doigt le loquet qu'elle avait laissé déverrouillé, et il souleva la fenêtre par le haut. Il passa alors sa tête et sa première jambe par la fenêtre, manquant d'ailleurs de glisser et de s'étaler sur le sol. Il grimaça de douleur, sentant ses côtes se compresser entre elles, et tenta un rictus maladroit pour la rassurer que c'était bien lui et pas un cambrioleur « Je t'avais dit que je reviendrais »
Cette fois-ci ...

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Mirella Jones
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MessageSujet: Re: lost in my dreams, and i cant let you go + zach.   Sam 23 Nov - 21:45

Durant l'absence prolongée de Zachary, Mirella s'était adonnée à des activités multiples avec pour seul et unique espoir de l'oublier, ou du moins de taire sa présence insistante dans son esprit. Dans cette histoire, elle n'était certes pas seule et pouvait compter sur sa jumelle, mais ce lien particulier qu'elle avait partagé avec le garçon était irremplaçable et aussi précieux que l'air nécessaire à sa survie. Rapidement, l'écriture s'était donc imposée comme le parfait exécutoire, et bon nombre de cahiers s'étaient noircis de sa plume maladroite et de ses fautes d'orthographe. Si la troublée n'aimait pas lire, elle admettait trouver un certain réconfort dans les mots, lesquels étaient des instruments puissants lorsqu'on savait les manipuler avec aisance. Ces journaux étaient par conséquent devenus le réceptacle de ses secrets, ses doutes, et ses désirs. Elle avait beau paraitre sûre d'elle et bien déterminée à ne pas se laisser faire, au fond elle n'en demeurait pas moins un coeur fragile, qui ne fonctionnait plus très bien depuis qu'il était parti. C'était idiot, stupide et terriblement mièvre, mais au combien criant de vérité. Et puis, les semaines passant, non contente de s'improviser romancière, et pour se prouver qu'elle existait et était toujours vivante, elle avait cumulé les dératés en usant de ses pouvoirs, entrainant par la même occasion Nerina dans son sillage. Probablement pas ce qu'elle avait fait de plus glorieux durant sa maigre existence, mais elle en assumait la moindre incidence, quand bien même le retour de Zachary remettait certaines choses en question. Précisément le problème de son trouble à elle, inoffensif (en théorie) pour les autres puisqu'elle savait le contrôler, mais néanmoins à l'origine de nombreux dégâts, qui l'avaient placé dans le collimateur de certaines personnes peu recommandables. Toutefois on ne pouvait pas exclure le fait, que d'une certaine façon, elle n'était ni plus ni moins qu'un monstre, détenant une faculté de vie ou de mort sur autrui : un jeu dangereux, qu'elle n'était pas encore prête à lui dévoiler, et ce malgré les reproches qu'elle avait pu lui lancer quant à son manque de sincérité. Pourtant, un peu plus tôt dans la soirée, lorsqu'elle avait relu ses paroles maladroites d'adolescente, elle s'était aperçue du danger qu'impliquait le mensonge, lequel avait en outre réussis à les séparer et ce en dépit de leurs sentiments respectifs.

Dès lors, si son retour était la première étape d'un chemin long et sinueux à parcourir, Mirella devrait s'absoudre à faire quelques concessions, et révéler à son tour cette transformation physique subie durant sa disparition. Encore fallait-il qu'il honore sa promesse de la veille et vienne la retrouver, comme il le lui avait dit, afin qu'elle cède et rentre chez elle. C'était pourquoi, paupières mis closes, et respirant calmement, elle somnolait agrippée à ce pull noir qui faisait office de substitut, tel une peluche d'enfant. Aussi lorsqu'elle entendit le cliquetis familier de la fenêtre, elle ouvrit aussitôt les yeux, qu'elle cligna plusieurs fois pour s'habituer au manque de luminosité ambiant. Supposée dormir à cette heure tardive de la nuit, elle avait préféré ne laisser qu'une veilleuse modique, afin d'éviter tout soupçon du reste de la famille, encore que seule sa jumelle fusse réellement concernée. Après un coup répété, elle aperçu finalement une tête blonde dans l'embrasure, et un sourire illumina naturellement son visage tiré par la fatigue, tandis qu'elle se redressait lui faisant signer de rester discret. « Je sais... Je savais que tu viendrais. » Elle haussa des épaules, et se poussa sur le côté de l'édredon, afin qu'il puisse prendre place à son tour. Le voir ici dans sa chambre paraissait si étrange... Dire que la dernière fois remontait à cette période ingrate de l'adolescence, où ils n'avaient de cesse de se chamailler constamment, mués par un désir quasi instinctif de chercher l'autre. « J'ai pris quelques trucs à la cuisine avant de monter, si tu as faim... » Récupérant à tâtons un paquet de biscuit, elle le poussa devant elle à son attention, sans se servir. Depuis qu'elle l'avait revu, manger lui était apparu comme superflu, son estomac refusant de coopérer, tant son monde s'était mis à tourner autour de lui. Elle l'observa dans la pénombre, le cœur au bord des lèvres : elle mourrait d'envie de le toucher et laisser ses doigts effleurer sa peau pour en découvrir le moindre détail aussi insignifiant pouvait-il être. « Qu'est ce que tu t'ai fais au visage.. là ? » Timidement, et rougissant, elle toucha une cicatrice au dessus de son oeil, surprise par ce corps qu'elle ne connaissait plus. Il fallait tout reprendre de a à z. « C'était quoi hier ce plan foireux mmh ? » Tout en parlant, elle s'était allongée de profil, s'enroulant dans sa couette, sans le perdre du regard. Si il y avait bien une chose qu'elle haïssait c'était de ne pas comprendre. Ou plutôt de ne pas le comprendre.

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Zachary Harris
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MessageSujet: Re: lost in my dreams, and i cant let you go + zach.   Dim 24 Nov - 20:05

Dans la semi-obscurité de la chambre à peine éclairé par une lumière veilleuse, Zachary espérait que Miry ne le verrait pas sourire stupidement comme s'il était un garçon de cinq ans qui venait d'arriver dans une boutique de friandises ou dans un parc d'attractions. Il était tellement heureux d'être dans cet pièce après toutes ces années que c'était pour lui la sensation qui se rapprochait le plus du bonheur d'être de retour à la maison. Cette pièce n'avait pas vraiment changé dans sa géographie, sa décoration, tout comme les odeurs et les couleurs qui lui réchauffaient le coeur. Il aurait pu même dire avec exactitude tel ou tel objet : les CDs empilés, les poussiéreux albums photos de leur enfance, les peu de choses qu'il adorait pioché quand il venait avait tellement peu bougé qu'on pouvait y déceler de la poussière. Pendant quelques secondes, c'était comme si il n'était jamais parti. Il était complètement dans la lune, la tête perdue au sommet des nuages à s'imaginer déjà vivre une histoire sans secousse ni méandre, uniquement écrite d'une encre sincère sur un papier neuf. Le mot "faim" tinta à ses oreilles comme une douce mélodie et il sursauta, pivotant sur ses talons pour se précipiter vers le lit, enfonçant son postérieur sur la place que Miry lui avait laissé avant d'enfiler deux gâteaux dans sa bouche, sans vérifier s'ils étaient périmés ou encore enveloppé dans du plastique. Il passa le revers de sa main sur ses joues et ses lèvres, essuyant maladroitement les miettes qui s'étaient coincés dans sa barbe de quelques jours mal taillé. C'était un porc, et il ne s'en rendait même plus compte, puisqu'il n'avait jamais vraiment tenté de séduire de filles par la courtoisie et la bienséance durant … toute sa vie. Il mangeait avec en train, et revivait, comme si l'extérieur et ses innombrables doutes et problèmes s'étaient bloqués quand il avait fermé la fenêtre derrière lui. Quand il sentit les doigts de Miry se poser sur son arcade sourcilière, il se stoppa, sa main tenant un biscuit se figeant dans l'air. Il avait toujours eu peur des contacts, les peu qu'il avait eu avec les êtres humains s'étant toujours résumer à de la cordialité ou de la violence. Ni plus ni moins. Cela ne l'avait pas empêché d'être plus tard plutôt proche et tactile avec Miry, mais soyons honnête quelques instants : tomber amoureux d'une personne ne rend-elle pas mille fois plus difficile de la toucher de la laisser vous toucher ?  C'était comme être détruit et reconstruit en même temps, et ce calvaire n'en restait pas moins une drogue dure. Il détendit doucement ses muscles, et pivota sa jambe pour s'asseoir face à elle, l'observant s'allonger sur le lit à côté de lui.

« Juste une cicatrice, je m'en remettrais » fit-il avec un rictus assuré, persuadé de se donner des genres de héros qui ne craint ni de souffre de ses blessures. Hors il avait mal, comme si on avait balancé du sable chaud sur des plaies en sang ouvertes. « Rien que des racketteurs ou des voyous » mentit-il en haussant mollement les épaules « Je leur ai filé la frousse, t'en fais pas » Il se tourna vers elle et lui sourit l'air morose et calme, car il voulait sincèrement qu'elle ne réfléchisse pas trop ce qui s'était passé. Si elle collectait les informations, si elle commençait à creuser un peu plus la croûte, elle verrait les incohérences béantes du discours qu'il lui tenait. Mais c'était pour la protéger, rien de plus. Il posa le paquet de gâteaux sur le sol, au pied du lit, et se déchaussa rapidement, puis les balança sans soin à côté. Il se recula, et s'allongea tout du lit : sous son poids et sa taille, le sommier grinça légèrement lui rappelant probablement qu'il avait pris des kilos et des centimètres depuis la dernière fois qu'il s'était mis dessus. Il passa son bras derrière sa tête, et laissa échapper un long soupire : enfin il s'allongeait dans une chambre accueillante, chaleureuse, vivante et surtout qui sentait Miry. Il pivota légèrement sa tête sur le côté pour la regarder. « Alors … Tu n'as pas des choses à me raconter ? Qu'est ce que j'ai raté à la fin du lycée ? » Il avait sincèrement besoin de l'entendre parler, de l'écouter raconter ce qu'elle avait fait, qui elle avait vu, ce qu'elle avait vécu, afin de revivre ces moments comme si il les avait vécu avec elle. Mais comment vivre et être cette personne qu'il ne pourrait jamais plus être ?

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MessageSujet: Re: lost in my dreams, and i cant let you go + zach.   Dim 24 Nov - 22:23

Le passé, le futur, peu importait. Toute notion du temps semblait s'être évaporée dès l'instant où il avait pénétré dans sa chambre. C'était un peu, comme autrefois lorsqu'il venait lui rendre visite à des heures tardive, lui arrachant un sourire affectueux tandis qu'ils oubliaient à deux tout leurs tracas quotidien. Quelque part, ce soir s'apparentait à ces souvenirs qu'on ne pouvait oublier, et qui hantaient votre esprit jusqu'au jour où ils disparaissaient finalement. Allongée en face de lui sur son lit avait des airs de déjà vu, à cette exception faite qu'ils n'étaient plus des enfants. Ils avaient non seulement grandis, mais grandis dans l'absence de l'autre, développant des traits de caractères, qu'ils leur faudrait apprendre à connaitre tels deux étrangers. Néanmoins la matière brute était toujours là, et Mirella en dépit des apparences, restait cette adolescente rebelle et fragile éperdument amoureuse de ce garçon singulier aux cheveux blonds. Elle ignorait quand elle avait exactement commencé à éprouver ces sentiments nouveaux qui non contents de lui tirailler l'estomac l'avaient heurté par surprise, mais elle était consciente du fait qu'ils n'avaient jamais cessé de se décupler au fil des années. Or au lieu, de creuser un vide dans son coeur, le départ de Zachary n'avait fait qu'accentuer cette passion et maintenant qu'il était rentré, la troublée avait l'impression de mourir à petit feu. Son corps se transformait, parcouru de frissons et de désirs, que l'attente avait entretenu, et qui, à la sensation de son souffle chaud contre sa peau se réveillait, tel une fleure à peine éclose sous les rayons du soleil. Pour toutes ces raisons, elle voulait taire ce besoin compulsif de connaitre la vérité dissimulée derrière ses propos incohérents, et ne penser qu'à eux. Rien qu'à eux. Suite à l'abandon et la souffrance, c'était le minium que pouvait lui accorder le destin : une nuit sans préjugés et complexités de cette existence d'adulte. « Je m'inquiète pas ! » Faux. S'inquiéter était un euphémisme quand on en venait à Zachary, pour lequel elle aurait pu tuer mille fois, si on lui demandait : sa vie lui était aussi précieuse que le sang qui coulait dans ses veines.

Allongée en face de lui, elle l'observait avec intérêt, savourant chaque seconde, comme si ce fut la dernière. De cet examen approfondi, elle tira plusieurs enseignements : il était plus musclé qu'avant, plus grand également et dissimulait très mal ses blessures. Toutefois, s'étant fait la promesse intérieure de ne pas aborder ce genre de propos, elle se confondit d'un silence implicite, préférant écouter ses propos. Pourtant, elle ne l'entendait que d'une oreille, car depuis qu'il l'avait embrassé la veille, les cartes du jeu avaient été redistribuées, et c'était précisément l'objet de ses tourmentes lorsque ses prunelles glissaient sur ses lèvres. Dire que ce baiser l'obsédait était bien loin de la réalité, il avait fait pire que ça, dans un sens qu'il était impossible à décrire. Bon gré malgré, elle tâcha de chasser ces "fantasmes" en se pinçant discrètement la cuisse afin de se concentrer sur l'essentiel, et les réponses qu'il attendait de sa part. « Pour être honnête, j'allais plus vraiment au lycée quand tu es... Enfin j'ai pas mal séché, les cours ne m'intéressaient pas des masses. » Tout sauf une bonne élève, elle ne s'était jamais montrée assidue, préférant de loin dessiner sur ses cahiers plutôt que de suivre attentivement les leçons dispensées. Le système scolaire la haïssait autant qu'elle le haïssait, elle ne s'y était jamais sentie à sa place, perdue entre les cancres, les cheerleaders, et les premiers de classe. Dès l'instant, où il n'avait plus été là pour lui tenir la main, elle avait tout bonnement décroché, et personne ne le lui avait reproché, il n'était pas envisageable de donner des ordres à la jeune fille : elle n'en faisait qu'à sa tête. « La routine tu sais. Le bordel habituel.. Ah si. Tu as surtout raté le super bal de fin d'année. Genre ils avaient décoré le gymnase et les profs s'étaient mis sur leur trente et un, même Mme. Schmidt, pourtant je pensais pas que des robes si larges existaient. » Une de leurs anciennes connaissances, dont la réminiscence lui fit étouffer un petite rire, alors qu'elle se redressait en s'appuyant sur son bras. « Nerina m'a forcé à y aller... Et puis Stephen m'a invité. » Et il dansait très mal se retint-elle d'ajouter, se remémorant ses pauvres pieds écrasés, mais surtout le moment où il s'était penché vers elle pour lui voler un baiser. Un échec cuisant pour son partenaire, puisque si elle n'était pas en couple avec Zachary à l'époque, cette intrusion dans son espace vital, lui avait paru être assimilable à une trahison. Une sensation dont elle s'était débarrassée par la suite, et qui ne l'avait pas gêné pour fréquenter plusieurs garçons depuis ce fameux incident, même si aucune relation n'avait fonctionné. Il était bien trop imposant et maintenait une emprise considérable sur son palpitant. « Et toi ? Ces gens t'ont aidé, mais ensuite ? Tu as eu quelqu'un ? » Voulait elle vraiment savoir ? Non, et elle regretta aussitôt d'avoir osé demandé. « Oublie... ça me regarde pas je suis désolée. » Gênée, elle tritura les couvertures entre ses doigts, mais le mal était déjà fait, c'était trop tard. « On était pas.. enfin on est pas ensemble donc bon.. » Idiote. Qu'est ce qu'ils étaient en définitive ? Des amis ? Des amants ? Autre chose ? Pourquoi tout devait il être compliqué de la sorte lorsqu'on abordait les pans de ce lien qui les unissait.

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MessageSujet: Re: lost in my dreams, and i cant let you go + zach.   Jeu 28 Nov - 20:12

Mécaniquement, comme un réflexe presque naturel, Zach attrapa un des oreillers qui traînait au bout du lit pour le poser sur son estomac, s'appuyant dessus l'air pourtant dramatiquement grave et très à l'écoute. Il commençait à réadopter cet environnement si familier, retrouvant chacune de ses habitudes à force de rester entre ces murs. Il contrôla son visage pour ne pas lâcher de long soupire de soulagement de voir que Miry ne s'étendait pas trop sur la bagarre de la veille et des questions qui l'auraient à tout moment piégé dans un coin et il n'aurait pas eu d'autres choix que de dire la vérité car c'était la seule chose qu'il ne pouvait pas lui cacher. Son corps se détendit donc, ses épaules s'abaissant et ses muscles s'affalant un peu plus sur le lit pour l'écouter parler de ce passé où il avait été absent. Il était nécessaire, presque thérapeutique, qu'il l'écoute de sa bouche, de savoir ses joies, comme ses peines, afin de palier son absence par un soutient présent de ses troubles et bonheurs passés. Les adultes ont tord de croire que leurs enfants ne vivent rien ou peu durant leurs années de lycées. Et d'ailleurs, quand on est au lycée on se sent piégé dans une horrible routine assommante ou chaque jour et chaque semaine se ressemblent. Mais c'est faux. C'était tellement faux et Zach l'avait découvert trop tard. Sa vie n'avait jamais été aussi misérable, fade, et triste que depuis qu'il avait quitté le lycée. Qui l'eut cru ! Probablement pas lui, mais le quotidien, même assommant, est comme une épaisse couverture chaude étouffante qu'on regrette une fois qu'elle disparait. Le monde est bien froid et cruel en dehors des murs décrépis de cette prison métaphorique. Les prisonniers avaient leurs balades quotidiennes pour voir le soleil, et Zach, lui, avait Miry. Et c'est quand il l'entendit parler, que soudain une chose étrange et douloureuse se produisit, se propageant dans son corps comme une gangrène rapide et dégénérescente. Elle avait parlé du bal, du gymnase, de madame Schmidt mais le pire, ce qui résonnait encore dans sa tête comme un écho bruyant et assommant, c'était le nom de Stephen. Il serra l'un de ses poings, celui qu'elle ne pouvait voir, contre sa cuisse, jusqu'au sang, se pinçant l'intérieur de la bouche jusqu'à ce que les larmes montent à ses yeux pour ne pas hurler.

« C'était … Gentil de la part de Stephen » Il le haïssait. Il le haïssait encore plus que tout ce qu'il avait haït dans sa vie avant : les livres de plus de deux cent pages, les légumes verts, la musique jazz, lui-même. Stephen avait fait parti de ses meilleurs amis au lycée, et ils étaient comme deux frères inséparables, car faisant parti de la même équipe de sport plus jeune, et étant quasiment voisin dans leur quartier d'origine. Stephen n'ignorait pas non plus que Zach était fou amoureux de Miry dès qu'ils eurent quinze ans. Dès l'instant où Zach était parti, ce traître s'était empressé de remplir le travail que le jeune Harris avait mené à bras le corps toute sa jeunesse : se faire aimer d'amour et non d'amitié par Mirella Jones. S'il le croisait, nul doute que la Garde aurait une bonne raison de le mettre dans le fond d'une cave pendant huit mois, car il le transformerait en énorme déchet de cendre. Il releva difficilement la tête et fit un signe de tête légèrement coincé. À bon entendeur. « Il m'a volé la vedette, j'avais planifié de t'inviter au bal depuis deux ans ». Il gratta nerveusement la barbe de son menton et finit par se relever, traversant le lit pour se poster devant Miry, attrapant sans lui laisser le temps de faire ou dire quoique ce soit, sa main, et la serra dans la sienne. Il avança sa main libre lentement, et la glissa délicatement entre sa joue légèrement rougissante et ses cheveux longs, plongeant de concert ses yeux dans les siens. « Miry » murmura-t-il « Ne sois pas stupide. Tu sais très bien au fond de toi qu'il n'y a eu que toi » Il esquissa un très léger sourire et ajouta « Même si je suis pas du genre romantique, je t'ai attendu pendant six ans, crois moi … Je ne suis pas prêt d'offrir ça à quelqu'un d'autre que toi » Il eu peur de sa réaction, de sa réponse, et pour empêcher toute tentative de sa part, il s'avança immédiatement et l'embrassa avec force, l'attirant contre lui en avançant fiévreusement sa main dans sa nuque pour la tenir. Après de longues secondes qui bouleversèrent son estomac et son coeur, il se recula, reprenant enfin sa respiration, laissant son front reposer sur le sien pour continuer de la regarder « On est et on a toujours été ensemble »

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MessageSujet: Re: lost in my dreams, and i cant let you go + zach.   Ven 29 Nov - 21:24

Lui et elle, allongés sur son lit si proche l’un de l’autre, qu’elle percevait son souffle chaud sur son visage, avait des airs irréalistes. Si des mois auparavant quelqu’un lui aurait annoncé que Zachary reviendrait, et se tiendrait dans sa chambre comme autrefois, elle aurait probablement esquissé un moue gênée voir désabusée. Elle ne supportait pas qu’on parle de lui, et pour être honnête elle ne supportait plus que quiconque y face la moindre référence. C’était son secret à elle, son amour qu’elle chérissait jalousement dans le creux de sa poitrine, et qu’elle ne voulait pas laisser aux autres. Cette affectation qu’elle lui portait était tout ce qu’il lui restait, tout ce qu’il n’avait pas pu lui prendre en la quittant. Cette même boule de sentiments qui s’emparait de sa gorge en cet instant, et faisait tambouriner avec force son palpitant contre sa cage thoracique. Il lui semblait avoir tellement à raconter, et pourtant elle n’avait choisit que le plus futile et vain de son existence. Oublié son pouvoir, oublié ses excès de débauche, oublié ses histoires avec d’autres garçons. Pour une fois dans sa vie, elle ne voulait pas ressasser le passé, il était bien là où il était, dans les profondeurs, d’où il ne pourrait pas l’atteindre au moins pour ce soir. A quoi bon de toute façon ? Qui elle avait pu être durant son absence ne le regardait pas, elle ne souhaitait pas qu’il connaisse cette partie d’elle, celle en vertu de laquelle elle devenait un monstre gorgé de colère qu’elle déversait à tout va. Sa moitié retrouvée, tout cela n’avait plus lieu d’être, et cet optimisme dont elle faisait preuve malgré elle, abreuvait son âme d’une sensation tiède et réconfortante. Incapable de s’exprimer, afin de lui dire toutes ces phrases trop longtemps restées dans sa mémoire, Mirella était préoccupée par des besoins autres : elle était avide de contacts. Le toucher, et laisser ses doigts parcourir sa peau obnubilait tout ses sens. Ils s’étaient connus enfants, mais jamais adultes, jamais de cette façon là. Elle avait certes vécu quelques idylles mais rien n’avait été comparable à ce qu’elle vivait en cet instant, car d’une manière ou d’une autre, personne n’avait su prendre sa place, celle qui l’attendait depuis que leurs regards s’étaient croisés. Leur romance, bien qu’évidente aux yeux de tous, devenait désormais une réalité sans équivoque.

Or, maintenant, il lui apparaissait comme indispensable de l’avoir à ses côtés, le plus proche possible. La vérité était écrasante : elle ne pourrait plus le laisser repartir, tout comme elle ne pouvait défaire leurs deux mains nouées ensemble. Rester recroquevillée de la sorte était un souhait éternel, et si son muscle cardiaque se serrait et la faisait souffrir, il lui garantissait, qu’elle ne rêvait pas, que tout ceci n’était pas le fruit de son imagination. A force d’espérer, elle avait eu gain de cause. Elle avait eu Zachary. Immanquablement, un sourire vint se nicher dans le creux de ses pommettes à sa remarque, mais surtout quant à son évidente jalousie qu’il ne parvenait pas à lui dissimuler. Plus flattée qu’agacée, elle constata, qu’en dépit de tout ce qu’ils avaient vécu respectivement, une part d’innocence et d’enfance subsistait derrière ces cicatrices. Pourtant, il n’avait aucun soucis à se faire de se côté là, Stephen et elle n’avait pas duré, un flirt vite avorté comme tant d’autres. Mirella ne s’attachait pas, pas depuis qu’un trou béant avait pris la place de son muscle cardiaque. Et puis, nul n’arrivait à sa hauteur de près ou de loin, il était irremplaçable. Alors le voir se renfrogner à cause de propos anodins, l’amusait, et animait ses iris d’une lueur malicieuse. « Je me demande si tu aurais fais mieux que lui au niveau de la danse. Je suppose qu’on devra remettre ça afin que je tranche.. » Un rire fluet s’échappa de sa gorge, la seule image de Zachary en costume - il ne portait que des jeans et vestes en cuir - suffisait à nourrir son subconscient, tout comme l’hypothétique monde alternatif où il se trémousserait sur une piste de danse. Le voyant se lever, elle se tourna sur le côté pour mieux lui faire face, et tressaillit légèrement en percevant sa paume tiède sur son visage rosi. La suite bloqua sa respiration : ce n’était pas une déclaration mais mieux que ça, c’était une révélation. Il n’était pas fleur bleue ou du genre à s’épancher des heures durant sur ses émotions, de telle sorte, qu’il lui offrait là le plus beau des cadeaux. Nul besoin d’aller plus loin, elle comprenait, et c’était là l’essentiel. Elle n’eut pas le loisir de répliquer comme elle le désirait, car il l’embrassa, coupant court à toutes ses pensées. Dès que leurs lèvres se joignirent, elle sentit la peur s’apaiser et la passion affluer de nouveau. Son coeur qu’elle avait oublié revint frapper à la porte, et ses genoux se dérobèrent, tandis qu’elle se penchait vers lui, ne tenant plus que par la force des bras de Zachary dont la chaleur l’enveloppait. Chaleur qui se répandait en elle, l’emplissant d’un désir si puissant qu’elle avait peine à respirer. Puis il se détacha, et elle ne put s’empêcher d’émettre un petit grognement de protestation. D’un geste délicat, elle caressa sa joue rugueuse, ne le quittant pas du regard une seule seconde. « Promet le. Promets moi qu’on restera ensemble. »  Parvint-elle à articuler, cherchant dans ses prunelles une trace d’assentiment, avant de se pencher pour attraper ses lèvres entre les siennes, savourant leur douceur. Ses mains glissèrent contre son torse, épousant ses formes, montant dans le creux de son cou, dont elle effleura la clavicule du bout des doigts, découvrant timidement ce corps inconnu. « Tu m’as tellement manqué… Je t'aime. » Sans superflu ni fioriture, elle avait finit par dire l'évidence même, et désormais libérée de ce poids sur les épaules, elle revivait. Vivante. Il la rendait vivante.

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MessageSujet: Re: lost in my dreams, and i cant let you go + zach.   Sam 30 Nov - 20:05

Plus douloureux qu'une gifle, plus violent qu'un coup de poing, plus planant qu'un shot de drogue, plus contagieux qu'une maladie virale, plus enivrant qu'un alcool fort, c'était toutes ces choses qui donnaient l'impression à Zachary de vivre pour la toute première fois, et de comprendre pourquoi ce fichu sentiment d'amour était aussi insupportable qu'incroyablement fabuleux. Il n'était pas courageux, et très peu tolérant à la souffrance, et pour ces deux raisons il aurait pu se sauver en courant, mais c'était trop hypnotisant. En fait, c'était un peu comme traverser sans regarder et remarquer qu'une voiture vous fonce dessus : vous vous arrêtez, malgré vous, et fixer au ralentis votre vie qui va bientôt s'évaporer à l'instant où la voiture vous heurte. C'était peut être étrange, voire morbide d'assimiler cet instant avec Miry à un accident de voiture, mais ceux qui connaissent l'amour, le vrai, celui qui dévore votre esprit et vos entrailles comprennent à quel point cette métaphore était réaliste. Et vous savez à quel point Zach déteste les métaphores. Il avait mal au ventre, la tête qui tournait, les mains qui tremblaient, un courant d'air froid dans son dos, sa poitrine trempée de sueur. Comment l'être humain pouvait-il supporter telle torture ? Comment faisait ceux qui étaient amoureux pour continuer à vivre chaque seconde avec l'être aimé même si ça vous transforme petit à petit en un zombie ? À chaque fois qu'elle prenait l'initiative de l'embrasse, c'était comme tomber d'une falaise, il avait le vertige et la gorge nouée. Il avait quatorze ans à nouveau, et il découvrait avec surprise, excitation, dégoût, horreur, le corps des filles, et le sien. Ses mains remontant contre son torse fit accélérer drastiquement son rythme cardiaque, et il faillit s'étouffer en retenant stupidement sa respiration, ce qui fit gonfler les veines de sa gorge et dilater ses pupilles.

Puis, tout son corps se stoppa, comme s'il venait de tomber en mort cérébral. Elle avait dit les trois mots. Ces trois fichus mots qui retournent des monts, des pays, des continents, la Terre entière. Lui, avait déjà eu du mal à s'avouer ses sentiments : si il réfléchissait bien, il s'était rendu compte à quinze ans qu'il était amoureux, et s'était enfin dit à dix sept ans "je suis amoureux de Mirella Jones". Et c'était tout. Il l'avait compris, l'avait adopté, s'en était accommodé, mais ne l'avait jamais dit à haute voix. D'ailleurs, il ne l'avait jamais dit à haute voix pour personne. Pas même sa mère, ses soeurs, personne. Que savait-il de l'amour sauf que cela vous détruisait à l'intérieur ? Miry avait été et restait la seule personne qui déclenchait chez lui ces tornades de sentiments, alors que le reste des hommes et femmes de cette planète ne soulevaient qu'ennui, mépris, et désintérêt. « Je t'aime » lâcha-t-il sans réfléchir, sans chercher à moduler sa voix pour paraître plus mystérieux, ténébreux ou incroyablement profond « Je t'aime et je crevais de te l'avouer chaque jour depuis huit ans ». Il revient vers elle et l'embrassa avec plus de force, plus de passion, passant ses mains sur ses hanches pour la reculer, et les glisser contre sa peau chaude. Sans réfléchir, mais sentant la fièvre les emporter, il tenta maladroitement d'enlever son pull ainsi que son t-shirt gris souris qu'il portait en dessous. Il avait besoin d'elle maintenant, de sentir sa peau contre la sienne, de la tenir contre lui avec ses mains puissantes attachés autour de ses cuisses et de son ventre. Alors qu'il continuait sans cesse de l'embrasser, glissant ensuite ses lèvres sur sa mâchoire, puis sa nuque et le creux de son épaule, un bruit s'éleva derrière la porte de la chambre, ainsi qu'une voix et le son de pas sur le sol. Il se figea, releva la tête, et les yeux écarquillés fixé sur la porte, il resta de marbre au dessus de Mirella à moitié déshabillée ...

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MessageSujet: Re: lost in my dreams, and i cant let you go + zach.   Dim 1 Déc - 21:12

C’était l’aboutissement de mois d’attente, de frustration, de douleur, et de larmes qui s’achevaient ce soir dans cette chambre exiguë. Le voir était déjà salvateur en soit, mais le toucher était toxique voir enivrant. Mirella ne se lassait pas de laisser courir ses doigts sur sa peau tiède, qu’elle découvrait timidement, mais avec autant de fascination que de curiosité. Il n’était plus cet adolescent peu confiant, peu importait ce qu’il avait subit loin d’elle, le résultat était là : il était revenu en homme. Ce même homme pour lequel elle débordait d’amour et de désir à ne plus savoir quoi en faire. Alors, elle avait pris les devants, ce n’était pas dans son habitude, mais elle ne pouvait plus faire taire ses pulsions davantage : elle avait envie de lui. Si cette pensée la fit rougir, elle espéra qu’il ne le remarque pas dans le noir, car quelque part elle avait peur. Sans doute de le décevoir, mais surtout de mal faire. Ce n’était pas sa première fois, mais c’était leur première fois ensemble, en cela elle se sentait débutante et prise au dépourvue. Toutefois, un seul regard à son attention lui rappela que cette crainte injustifiée n’avait pas lieu d’être, et presque naturellement, elle répondit à l’appel de son corps collé contre le sien. Et puis il avait eu cette phrase… Zachary n’avait pas usé de mots anodins, et ils eurent autant d’effet qu’une bombe sur la jeune troublée, lui coupant littéralement le souffle. Qu’était-elle supposer rétorquer à cette déclaration ? Rien. Rien ne pouvait traduire l’effet dévastateur de ces mots sur son esprit et son être tout entier. Désormais les paroles devenaient superflues, tandis que leurs sens guidaient leurs gestes pressés, témoignant d’un besoin quasi maladif de se retrouver. Or, plus il la touchait, et goutait au contact de sa peau, plus elle suffoquait, au bord de l’agonie. Sans opposition aucune, elle le laissa retirer son pull, et s’agrippa à lui avec force - son subconscient appréhendait toujours de le voir s’échapper -, et elle l’embrassa avec davantage de passion, son cœur se mettant à battre plus fort, défiant les lois du corps humain. Elle entremêla ses doigts dans ses cheveux blonds, et ne tarda pas à glisser ses jambes derrière ses hanches, de façon à être plus confortablement installée, mais surtout pour être plus proche de lui.

Puis, de façon quasi instinctive, ses mains descendirent vers sa ceinture qu’elle voulu ôter, lorsqu’elle remarqua non sans confusion que Zachary s’était stoppé, aux aguets. Fronçant les sourcils, elle se tourna vers la porte, la respiration saccadée, et réalisa qu’ils n’étaient pas seuls quand le craquement du plancher se fit plus insistant. Nerina. « Et merde. » La jeune fille se redressa, le poussant sans ménagement, pour sauter du lit afin de se rhabiller le plus vite possible.  « Il faut que tu partes… »  Si elle le voyait ici, elle les tueraient, elle d’abord et lui ensuite, ou peut être dans l’autre sens, mais le résultat était le même. Mirella pesta intérieurement contre sa soeur, qui choisissait toujours le pire des moments pour faire son apparition, et jeta son tee-shirt à son petit ami. Mal à l’aise, elle tâcha de remettre de l’ordre dans ses cheveux en pagaille, et chercha une solution : il n’était pas envisageable qu’il reparte. Pas ce soir, pas maintenant.  « J’arrive, attends juste deux secondes. »  Cria t-elle à l’intention de sa jumelle, en faisant des signes à Zachary pour qu’il rentre dans le placard, autrement dit la seule échappatoire possible. L’endroit était certes petit, mais il ferait l’affaire, le temps qu’elle envoie balader son double en bonne et due forme.  « Cache toi là en attendant, si Nerina te vois elle va te tuer. »  Pourraient-ils un jour se comporter comme un couple normal ? Elle en doutait, mais c’était ce qui faisait le charme de cette relation en dents de scie.  « Dépêche toi !! Je fais vite promis. »  Elle le regarda se glisser à l’intérieur, et ne pu s’empêcher de l’embrasser une dernière fois avec regret, avant de fermer derrière lui.  « Qu’est ce que tu veux Nerina ? »  Demanda t-elle d’un ton plus agressif qu’elle ne l’avait prévu, en glissant sa tête dans l’embrasure, priant tout ce qu’elle connaissait pour qu’elle ne fasse pas attention à son teint écarlate, et désordre vestimentaire. « Je voudrais dormir je suis fatiguée. »  Elle jeta un coup d’œil discret vers l’armoire, réellement frustrée qu’on vienne l’interrompre. Guère attentive à ce que lui rapportait Nerina, elle ne songeait qu'aux baisers que Zachary avait déposé dans le creux de son cou.

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